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Géologie de la commune

 

Le relief

Cortevaix est une commune du nord-ouest du Massif Central, interface entre la côte chalonnaise et les monts du Clunisois. La commune est composée aux trois quarts de relief au sud et d’une plaine au nord.

Les parties collinaires de Cortevaix sont constituées de roches calcaires datant du Jurassique Moyen âgées de 174.1 Ma à 157.3 Ma, recouvertes d’un sol argilo-calcaire caillouteux, brun ocre, peu profond appelé rendzines ou rendosol, propice aux pelouses calcaires et à la culture de la vigne.

Ces roches sont la résultante de dépôts carbonatés datant de l’invasion marine à l’ère secondaire (appelée aujourd’hui Mésozoïque). Ce sont principalement des calcaires oolithiques ferrugineux, marnes, calcaires à fossiles dont les ammonites.

Quatre failles traversent la commune orientées plus ou moins nord-sud. La plus grande, 9 km, prend naissance au sud de la côte du Loup, traverse Villard, Sirot, Flagy, Mont aux Fontaines et disparaît sous les limons de Confrançon. Seuls le Bourg, Mont et Pommier sont situés sur le relief calcaire.

1) Les plus anciens calcaires locaux se situent  au-dessus du Chambon, puis entre le lieu-dit le Pavillon et l’entrée sud de Confrançon, et enfin une longue et étroite bande de 200m bordée de deux failles au pied du Bois des Brûlées entre Flagy et le Chambon, datant de l’Aalénien J1 (-174.1-170.3 Ma) riches par endroits en ammonites bivalves et huîtres.

2) La plus grande superficie du territoire est occupée par le Bajocien J2 (170.3-168.3 Ma). Cela concerne 90% de l’espace collinaire. La roche est litée par strates de calcaire oolitique ferrugineux, bancs de marnes, calcaire à polypiers (corail) et entroques, dalles nacrées. De ces sols les hommes ont ouvert superficiellement des lavières d’où ils ont tiré les pierres plates pour la couverture des toits (laves ou lauzes) et les plus épaisses pour la construction des habitations.

3) Dans le centre de Mont, à l’ouest de la grande faille qui longe le chemin des Fontaines, des terrains plus jeunes se superposent sur une étroite bande : Bathonien J3 (168.3-166.1 Ma), Callovien J4 (166.1-163.5 Ma) et Oxfordien J5 (163.5-157.3 Ma). L’Oxfordien est la seule strate géologique qui n’est pas classée dans le Jurassique moyen mais supérieur. Le soulèvement alpin a provoqué la faille des Fontaines et le soulèvement de la colline des Teppes d’une vingtaine de mètres ainsi que l’élévation di bois des Brûlées.

Les calcaires de Cortevaix se situent à l’extrémité méridionale de la côte chalonnaise. Ce sol karstique, poreux et faillé empêche le ruissellement de surface de l’eau qui trouve sont chemin grâce à un réseau souterrain. Elle est accessible grâce aux puits et aux rares sources, celle du Nolainge en bas de Pommier, de Cortevaix, au lavoir de Confrançon et un effleurement sporadique dans le vallon central de Mont. Le point d’eau le plus remarquable est la résurgence de la Fontaine de Cortevaix qui peut avoir un fort débit. Elle provient d’un ruisseau au sud de Flagy qui se perd dans le sol à Sirot à environ 288 m d’altitude pour déboucher à 209 m à la fontaine de Cortevaix.

(NB: les étages chronostratigraphiques portent des noms dérivés du toponyme de villes qui se situent sur ces types de roches. Exemples: Bajocien-Bayeux, Bathonien-Bath(GB), Callovien-Kellaways Bridge (GB), Oxfordien-Oxford(GB).

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La plaine

Au nord de la commune, le territoire est occupé par une  plaine de confluence de la Guye et de la Grosne, non limitrophe. Cette plaine dépassant à peine 200m d’altitude repose sur un profond fossé d’effondrement comblé d’alluvions à divers époques géologiques. Sa platitude cache un passé tumultueux consécutif à la formation des Alpes au Tertiaire où les bassins de la Saône, Grosne et Guye se sont effondré de quelques centaines de mètres à plus de 1500m entre Mâcon et Bourg/Bresse.

Les alluvions continuent à se superposer aux couches anciennes. Les eaux de ruissèlement et les inondations de la Guye ramènent les sédiments principalement du sable et de l’argile, éléments de désagrégation du granite et autres roches magmatiques qui constitue la plus grande partie de la rive ouest de la Guye en amont de Salornay et du bassin de la Gande. Le ravinement apporte également des parties organiques dont l’humus. L’Homme est aujourd’hui le principal facteur d’érosion des sols : urbanisation, labours profonds et terres nues et désherbées en hiver, arrachage des haies et exploitation mécanique sylvicole. L’impact négatif et vertigineux des activités humaines sur les écosystèmes a porté les scientifiques à déterminer une nouvelle ère commençant vers 1950 : l’Anthropocène.

Le granite sous forme de roche est complètement absent des limites communales mais ses composants constituent l’essentiel de la couverture alluvionnaire de la Guye. Nous retrouvons les produits de sa dégradation grâce aux alluvions provenant du sud et de l’ouest du bassin versant.

Le granite est constitué de quartz, de feldspaths potassiques (principalement l’orthose ici) et de micas. En se désagrégeant, le quartz donne du sable blanc, l’orthose (type de feldspath) libère l’argile. Il y a également des sables rose-ocre qui sont issus de la dégradation de microgranites, granites recuits par le métamorphisme ou carrément volcaniques. Ce sable grossier rose foncé : le gorre ou gohrre est appelé localement le cran. Le gohrre est très recherché pour couvrir les allées et courts de tennis. En se dégradant l’orthose dégage également des oxydes de fer qui colorent la Guye et lui donnent une couleur peu engageante.

Le massif granitique pourvoyeur de sable et d’argile est le chaînon du Charollais, ligne de partage des eaux Océan atlantique- Méditerranée (Suin-La Guiche-Mont St Vincent-Ste Hélène), ainsi-que l’ouest du chaînon clunisois (Chapelle du Mont de France-Buffières-sud de La Vineuse et l’ouest des bois de Cluny).

Les granites roses du Charolais (Sivignon)  sont exploités pour les revêtements concassés. Pour apercevoir des bancs de gohrre importants, ils apparaissent dans le vignoble précédent le village de Cortembert, en aplomb de la vallée de la Grosne.

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JFS